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Accueil>Comores>Risques et vulnérabilités>Ressources>Productions Acclimate>Rapport
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Etat des vulnérabilités et mesures d'adaptation aux Comores

06-10-2011
Les pays de la Commission de l'Océan Indien sont diversement exposés au changement climatique, selon leur géographie, leur niveau de développement et leurs secteurs d’activité. la COI/Acclimate a commandé une étude pour faire un point des vulnérabilités spécifiques et partagées, et esquisser les grandes lignes d’une stratégie régionale d'adaptation.

Sommaire
Contexte et objectifs de l’étude
Rappels des paramètres climatiques pris en compte et tendances
Méthode et démarche de l’étude; les 12 secteurs passés au crible
Etat des lieux et appréciation de la vulnérabilité par secteur
Cadre national pour l’adaptation et actions d’adaptation à l’échelle nationale
Enjeux pour la stratégie régionale d’adaptation
Rapports



CONTEXTE ET OBJECTIFS DE L’ETUDE

La réalisation de l’étude de vulnérabilité et d’adaptation aux effets du changement climatique, à l’échelle nationale des Comores, s’inscrit dans une démarche de réflexion stratégique à l’échelle des pays membres de la Commission de l’Océan Indien. La même étude a donc été conduite en parallèle dans chacun des pays membres, par un consultant national appuyé par un consultant international.

En amont une étape de cadrage méthodologique et de formation des consultants a permis de partager les principes méthodologiques de l'étude de vulnérabilité et d’adapter la méthodologie aux spécificités de la commande COI, notamment en termes (i) de méthode d’appréciation qualitative de la vulnérabilité (ii) de démarche largement participative de réflexion et d’appropriation (iii) de stratégie à l’échelle régionale), le tout dans des délais très courts (4 mois).

Les travaux menés permettent d’établir un état des lieux «  à temps zéro » des données, connaissances, réflexions et actions en cours en matière d’atténuation/adaptation sur le territoire comorien, et ce dans une vision globale du territoire et des enjeux de développement durable.

L’étude "Comores" a été conduite au travers des 3 temps forts suivants:
- Constitution d’un comité technique informel
- Collecte de données et analyses, rédaction du rapport de vulnérabilité nationale
- Restitution, validation et co construction des recommandations en atelier national

Concernant la collecte de données et d’information, l’étude se base sur les données disponibles et accessibles. Un important travail de bibliographie a été réalisé en amont de chaque étude de vulnérabilité nationale, et il a donné lieu à une base de données.

Compte tenu des délais très courts pour conduire cette phase de l’étude, il n’était pas prévu de produire de la donnée au cas où l’information recherchée ne serait pas disponible ou exploitable comme telle.

Pour faciliter la collecte d’informations, mais également permettre l’appropriation des réflexions dans le pays par les personnes ressources, et partager les réflexions avec les principaux acteurs et décideurs techniques concernés, la constitution d’un groupe d’un comité technique informel a été proposée.

La participation à ce groupe a été proposé a minima à l’Officier Permanent de Liaison de la COI, au responsable de la météorologie, au représentant de la direction du Ministère de l’environnement, et autres ministères concernés, ainsi qu’à des représentants des services de l’état dans les territoires (autres iles, autres régions) ayant été impliqués dans l’élaboration du PANA (si existant) ou les communications nationales.

L’idée poursuivie dans la constitution de ce groupe technique informel  tient à la fois de la volonté de s’appuyer sur les ressources nationales disposant de l’expertise pour faciliter la collecte d’information mais également de pré-valider  de façon informelle les éléments de réflexion qui viennent alimenter l’atelier national.

L’atelier national de présentation de l’état des lieux de la vulnérabilité s’est tenu à Moroni le 20 janvier 2011, à la Faculté des Sciences.


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RAPPELS

Le climat des Comores, de type tropical maritime, présente des contrastes locaux marqués par des microclimats du fait de l’influence du relief sur les différentes composantes climatiques, en particulier la pluviométrie. Ce climat de type tropical est caractérisé par deux grandes saisons : une saison chaude et humide (saison de pluie) marquée par de fortes pluies et parfois des cyclones avec des températures moyennes de l’ordre de 27°C ; et une autre saison sèche et fraîche moins humide que la précédente et avec des températures moyennes de 23 à 24°C et une quasi-permanence des vents, alizés ou brises marines.

Les paramètres climatiques pris en compte et les tendances (scenarii du GIEC déclinés sur l’Océan Indien)


Acidification des océans

Pas de données disponibles actuellement

Elévation de la température de l’air

Les projections du GIEC (scénario A1B) pour le bassin Océan indien montrent que la zone des Comores devrait connaître en 2100 une augmentation de +1,4°C à +3,7°C.
La température moyenne annuelle a augmenté de 0,9°C depuis 1960, avec un taux moyen de 0,19°C jusqu’à 0,22°C par décennie Sur les données relevées (logiciel Rclimdex) on constate une tendance à la hausse des températures maxi observées au cours de ces quatre dernières décennies (1960-2000). Il ressort que la température mini accuse une plus grande tendance à la hausse par rapport à la température maxi.

Elévation du niveau de la mer (érosion et submersion)

Selon les études faites au niveau de la première Communication Nationale (2002), le niveau de la mer devrait augmenter de 4mm par an  au cours des cinquante prochaines années. Cette augmentation correspond  à une élévation moyenne potentielle de 20 cm. Il s’agit d’une élévation de  deux fois plus importante que l’élévation observée au cours des cent dernières années (10 à 25 cm).

Evolution du régime des précipitations

Selon ce même modèle GIEC (scénario A1B), les précipitations annuelles varieront entre -2 % et +20 %.
Au niveau des précipitations, il a été constaté que les précipitations annuelles moyennes ont diminué ces dernières années, avec des précipitations particulièrement faibles dans la dernière décennie et ce en toutes saisons. En outre il a été  observé une diminution des précipitations plus importante sur les îles du nord des Comores.

Extrêmes climatiques

Il s’agit ici des cyclones et tempêtes, des glissements de terrain.

La probabilité d'aboutir au passage d'un cyclone sur les Comores paraît fortement réduite tant Madagascar représente une barrière efficace. 

Les Comores sont vulnérables aux aléas de type hydrométéorologique (tempêtes tropicales, inondations, montées des eaux océaniques.), géophysiques (éruptions volcaniques, séismes, glissements de terrain), biologiques (épidémies de cholera, paludisme, fièvre typhoïde…) et technologiques (accidents d’avions et de la circulation routière, naufrages des bateaux, perditions en mer des pêcheurs). 

Les fluctuations du phénomène El Niño influent directement sur les températures de surface des eaux de l’Océan Indien. En 1998, lors d’un phénomène El Niño majeur, les températures des eaux de surface se sont maintenues au-dessus de 30°C pendant plusieurs semaines sur l’ensemble de l’Océan Indien. L’impact du changement climatique sur l’occurrence du phénomène El Niño est à ce jour incertain, mais il risque d’accentuer considérablement son ampleur et ses impacts dans les années à venir.

Modification des cycles fondamentaux de l’environnement

Il s’agit du cycle de saisons, courants, flux et cycles environnementaux.
Aux Comores, l’agriculture connaît déjà des difficultés importantes en raison de l’augmentation de la température, du changement dans la pluviosité et dans l’intensité des pluies ; on constate également l’apparition de nouveaux ennemis des cultures ainsi que des changements dans les aires de distribution géographiques d’un certain nombre d’espèces végétales en réponse à l’évolution du climat.

Perturbation des conditions de vents

Pas de modification notoire relevée.
Les vitesses moyennes sont comprises entre 54 et 148 km/h


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METHODE ET DEMARCHE DE L’ETUDE

Dans le cadre de leur démarche visant à adopter une méthodologique commune pour les 5 pays qui faisait l’objet de la présente étude, Asconit-Pareto a retenu 12 secteurs socio-économiques pertinents pour ces états insulaires:
Agriculture, sécurité alimentaire, exploitation forestière
Energie (production, transfert et distribution)
Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE)
Identité culturelle et éducation
Industrie, commerces et services
Pêche
Planification spatiale
Préservation de l’environnement et des milieux
Santé publique
Sécurité et souveraineté
Tourisme
Transports

Chacun de ces secteurs a été découpé en sous-secteurs selon les enjeux spécifiques

L’appréciation de la vulnérabilité se traduit par 3 valeurs possibles :
- Vulnérabilité FAIBLE : le système est faiblement ou pas affecté.
- Vulnérabilité MOYENNE : le fonctionnement du système est affecté mais perdure (ajustement ou adaptation).
- Vulnérabilité FORTE : le système est mis en danger (fonctionnement ou système).



ETAT DES LIEUX ET APPRECIATION DE LA VULNERABILITE PAR SECTEUR


Agriculture, sécurité alimentaire, exploitation forestière

Vulnérabilité moyenne 
Les terres cultivées situées en bord côtiers, seront sujettes aux intrusions d’eau salée (élévation du niveau de la mer). L’érosion des sols et leur dégradation seraient aggravées par les épisodes extrêmes (succession de sécheresse, inondation entrainant le lessivage des sols).
L’insuffisance de production locale pour nourrir la population, et toute pénurie due aux CC va entrainer une très grande précarité des familles les plus fragiles, et générer des comportements de cueillette sur des ressources à fort enjeux environnemental (not espèces emblématiques tortues…).
La surface forestière est très réduite et subit une pression humaine très importante.
La SNCRP soutient le développement du secteur privé de l’agroalimentaire.
L’agro foresterie traditionnelle offre une certaine résilience aux changements climatiques (combinaison de cultures annuelles et cultures pérennes sous couvert arboré).
Le riz, aliment de base de la nourriture, est importé, et la production locale très insuffisante pour assurer la sécurité alimentaire. Les couts des denrées locales sont plus chers que le riz importé, le prix du poisson a triplé récemment (avec le cout de l’énergie).
Tout aléa climatique  risque d’augmenter les pénuries et les coûts.

Energie (production, transfert et distribution)

Vulnérabilité moyenne 
La demande actuelle est faible (peu d’industrie de transformation) mais elle va augmenter avec le développement du pays.
La biomasse d’origine locale couvre 2/3  des besoins énergétiques notamment pour les familles (bois énergie). Toute rupture d’approvisionnement (ou surcout) augmente la déforestation et paralyse les activités du pays (y compris l’approvisionnement alimentaire). Tout aléa impactant l’approvisionnement en énergie impacte sa disponibilité et le cout de l’énergie localement.

Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE)

Vulnérabilité moyenne 
On constate un risque de déficit accru de ressource disponible (sécheresse, inondation qui provoquent des ruptures d’approvisionnement ou rend l’eau insalubre..). Ceci va accroitre la pression déjà forte sur la ressource et qui va s’aggraver avec la pression démographique.  L’élévation du niveau de la mer va renforcer les pénétrations d’eau salée dans les nappes côtières.
Les 2 priorités retenues dans le PANA  portent sur la GIRE et seront mises en œuvre (PNUD PNUE)  dans le projet de renforcement des capacités de gestion des ressources en eau pour une adaptation aux changements climatiques 2010-2014 :
- renforcement des capacités des institutions nationales
- augmentation de la quantité et amélioration de la qualité de l’eau pour les communautés pilotes.

Identité culturelle et éducation

Vulnérabilité faible 
Les Comores sont reconnues comme étant un carrefour de plusieurs civilisations, arabe et africaine notamment. Ces cultures ont une grande influence dans les codes sociaux et les comportements des populations. Les croyances peuvent être un frein générer des comportements qui peuvent paraître irrationnels au regard du changement climatique (présence supposée des Djinns, créatures surnaturelles dans les mangroves). La tradition orale, la parole constitue un vecteur important pour le travail de sensibilisation et de communication. Le système éducatif joue un très grand rôle dans la sensibilisation et l’éducation relative à l’environnement. La question environnementale est déjà intégrée dans les curriculums de l’éducation au niveau du primaire. La forte culture communautaire et l’existence d’un système culturel et social traditionnel fort dans la régulation de la vie sociale font que la protection de l’environnement trouve un écho favorable au sein de la population.

Industrie, commerces et services 

Vulnérabilité forte
Toutes les activités aux Comores sont tributaires des importations et de la distribution locale (inter ile par avion, navire  et intra île par la route), et sont des facteurs déterminants du processus de développement

Pêche

Vulnérabilité moyenne 
Les règlementations, les accords, et le suivi des pèches sont gérés dans le cadre des accords de pêche internationaux (zone exclusive accordée à l’UE).
Les impacts du CC sont encore peu connus sur les populations pélagiques.
L’augmentation de la température océanique (avec le blanchissement des coraux) peut entraîner le développement des intoxications alimentaires.
L’augmentation des pertes après captures sera due à l’augmentation de la température moyenne ambiante (pas de chaine du froid).
Les actions de connaissances et gestion des stocks de poissons sont mises en œuvre dans le cadre de la CTOI.

Planification spatiale

Vulnérabilité forte 
Aménagement, infrastructures, gestion du risque.
Les villages et les infrastructures de transport des marchandises et des personnes sont en zone côtière, donc très sensibles et exposés. (41%  de la population).
Le pays fonctionne sur les importations (90% des besoins) et les infrastructures portuaires sont essentielles mais exposées.

Préservation de l’environnement et des milieux

Vulnérabilité forte
Les iles des Comores sont classées parmi les 20 iles ou archipels caractérisés à l’échelon mondial par un endémisme spécifique et remarquable de leur biodiversité (mais fragile avec 114 espèces inscrites sur la liste rouge UICN). Ceci représente notamment un potentiel de valorisation touristique
Ces espaces et espèces ont une forte sensibilité aux effets CC sur les milieux côtiers et marins (notamment les espèces emblématiques, coraux, tortues, baleines…) ; l’effet CC vient peser encore plus sur des écosystèmes sensibles très fragilisés par la pression humaine et les pollutions.
La méconnaissance du milieu et de sa résilience, et la dégradation généralisée des ressources (mauvaise ou sur- exploitation) sont des facteurs importants de perte de qualité environnementale et de réduction des espaces naturels. Les ONGS environnementales s’impliquent pour la sensibilisation des populations
Il existe un déficit en termes de législation et réglementation, comme en termes de dispositif de gestion des espaces naturels remarquables.
En cas de stress alimentaire, les populations vont se reporter sur les espèces emblématiques (tortues et œufs).
La politique de l’environnement n’a pas évolué pour intégrer la prise en compte du CC.

Santé publique

Vulnérabilité forte
 
Maladies contagieuses
Avec l’augmentation de la température, un accroissement des vagues de chaleurs est à prévoir. La variabilité du climat devrait ainsi avoir un impact sur les cas de déshydratation fréquents chez les enfants, les personnes âgées et les malades.

Maladies à vecteurs
La Préoccupation des organismes internationaux est majeure. L’augmentation des températures et de la pluviométrie peut entrainer l’augmentation des gites larvaires, l’extension des zones de contamination (altitude jusqu’ici épargnée) pouvant toucher  une cible nouvelle représentant 25% de la population. Les Comores sont une porte d’entrée dans l’Océan indien des maladies vectorielles pour les hommes et pour le bétail.

Sécurité et souveraineté

Vulnérabilité forte 
Délimitation des frontières et disparition des côtes
Concernant le degré d’exposition à l’élévation du niveau de la mer, la communication nationale  donne une surface inondée estimée à 734 ha pour les trois îles (soit 7,34 km2 pour  une surface totale de 1861 Km2) et à laquelle s’ajoute une érosion côtière importante. Il est prévu un recul du trait de côte, la destruction des routes côtières mais aussi un décapage de la côte. Des villages côtiers seraient inondés par l’intrusion de la mer comme à Mohéli, le village de Walla et au Nord de la Grande Comore, les villages d’Ivoini et Bouni / Mbachilé comme ce fut déjà le cas en 2005.

Tourisme

Vulnérabilité forte 
Les hébergements touristiques sont situés sur le littoral comme les infrastructures de déplacement. Le risque de crise sanitaire (épidémie) peut impacter de façon immédiate et durable la fréquentation touristique à l’échelle de la zone géographique, bien que l’activité touristique soit encore peu développée aux Comores.

Transports

Vulnérabilité moyenne 
Toutes les activités aux Comores sont tributaires des importations.


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CADRE NATIONAL POUR L’ADAPTATION ET ACTIONS D’ADAPTATION A L’ECHELLE NATIONALE

La Direction Générale de l’Environnement (DGE) est le point focal de la Convention (CCNUCC) et le principal organe de gestion de l’environnement dans le pays où tous les projets environnementaux sont logés.

Depuis sa mise en place, le cadre politique (la Politique Nationale de l’Environnement, le Plan d’Action Environnemental, la stratégie et plan d’action) n’a pas été révisé pour prendre en compte l’évolution des besoins. Les politiques sectorielles des autres institutions concernées par la gestion durable de l’environnement (agriculture, pêche, tourisme, transport, éducation - recherche, finances, santé) ne semblent pas intégrer suffisamment la dimension environnementale.

Les institutions en charge de l’Environnement ne disposent pas d’un mandat clair qui réponde aux priorités nationales telles que définies dans la Politique Nationale de l’Environnement (PNE). Et la programmation scientifique des institutions de recherche nationale ne définit aucune priorité en matière de connaissances à acquérir.

Enfin il n’existe pas de mode de gouvernance avec un cadre consultatif, un dispositif de concertation et de participation mobilisant largement l’ensemble de la population et des parties prenantes (scientifiques, élus locaux et chefs religieux, acteurs économiques….)

La première communication nationale a été élaborée en 2002, (la seconde communication est en cours) et présentait déjà un état des lieux de la vulnérabilité des Comores au changement climatique pour les secteurs (i) secteur agricole, terres et forêts (ii) zones côtières, (iii) Ressources en eau, (iv) et santé.

Le Programme d’Action National d’Adaptation (PANA) adopté en 2002 avait priorisé treize projets. Seuls les deux thèmes relatifs à l’eau ont été retenu par les autorités et on fait l’objet d’une demande de financement au fonds des pays les moins avancés au sein de la convention cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

Le Service national de météorologie est logé à l’Agence de l’Aviation civile. Pour l’heure les Comores ne disposent pas d’un réseau de stations de mesures. Ces derniers temps, des efforts ont été faits pour permettre au service de disposer des données fiables, l’accent étant mis en priorité sur les données pour l’aéronautique.

Presque tous les programmes environnementaux développés aux Comores sont appuyés par le Programme des Nations Unies pour le Développement, selon les axes stratégiques :
- Concilier la lutte contre la pauvreté et le respect de l’environnement ; 
- Soutenir l’utilisation rationnelle des ressources naturelles et le développement de solutions alternatives viables;
- Promouvoir la gestion durable et la reconstitution du patrimoine forestier et des terres dégradées.
- Promouvoir la gestion décentralisée des ressources naturelles et l’implication volontaires des communautés.

Dans le cadre des projets de la COI, certaines des activités développées par le Programme régional pour la Gestion Durables des ressources marines et côtières (ProGeCo) ont une relation directe avec la problématique des  changements climatiques et plus particulièrement de l’adaptation. A ce jour, l’idée de créer une Commission nationale pour le développement durable est en train de voir le jour avec l’appui du Programme régional pour la Gestion des Ressources marines et côtières (ProGeCo).


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ENJEUX POUR LA STRATEGIE REGIONALE D’ADAPTATION

Aux Comores, il convient de noter que la plupart des contraintes environnementales sont similaires à celles qui ont été identifiées pour les PEID par l’Agenda 21 et le programme d’action de la Barbade : fragilité écologique et économique ; forte vulnérabilité aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles, faible capacité de réponse et de gestion,  ainsi que l’étroitesse de la base des ressources et les coûts élevés de l’énergie.

Les enjeux prioritaires du pays sont avant tout le développement social et économique du pays pour assurer de meilleures conditions de vie aux populations et permettent la mise en place des services publics dans le cadre de la stratégie de la réduction de la pauvreté et du développement. De ce fait, même si le pays a une exposition relativement faible aux effets directs du changement climatique, la capacité de réponse, d’adaptation ou simplement de résistance/résilience des populations et des organisations publiques est encore très faible. Et ce n’est pas forcément la conséquence directe de l’aléa climatique qui peut avoir une conséquence négative forte sur le pays, mais les conséquences qui en découleront, avec des effets de seuil ou de basculement vers des situations irrémédiables touchant en priorité les personnes de plus grande précarité.

Enjeux et Défis pour le pays

- Mobilisation des ressources financières
- Bonne Gouvernance
- Renforcement des capacités des décideurs et gestionnaires

L’enjeu pour les Comores est d’arriver à conjuguer les politiques de développement en intégrant les mesures d’adaptation et d’atténuation aux effets du changement climatique. Cette situation est très particulière pour les Comores, au regard des autres états insulaires membres de la COI.

Priorités

- Gestion des zones côtières (villages, infrastructures routières)
- Accès à l’eau (santé publique, agriculture)
- Connaissances scientifiques et suivi des aléas
- Gestion des déchets (santé publique, environnement)
- Gestion de la déforestation (sols, ressources en eau, agriculture)

Documents liés à cet article
text/plain icon Etude de vulnérabilité des Comores au changement climatique (Français, 114 pages))
text/plain icon Résumé exécutif (Français, 8 pages)
text/plain icon Executive summary (English, 6 pages)
Source : Acclimate (COI) | Asconit-Pareto
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