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Seychelles

  • Capitale : Victoria
  • Superficie : 453 km²
  • Population : 87 300 habitants (2009)
  • Densité démographique : 193 habitants km²
  • Indice de dévelopement humain (sur 177) : 54e (PNUD, 2008)
  • Principaux secteurs économiques : tourisme, pêche.
Accueil>Seychelles>Risques et vulnérabilités>Ressources>Productions Acclimate>Rapport
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Etat des vulnérabilités et mesures d'adaptation aux Seychelles

06-10-2011
Les pays de la Commission de l'Océan Indien sont diversement exposés au changement climatique, selon leur géographie, leur niveau de développement et leurs secteurs d’activité. La COI/Acclimate a commandé une étude pour faire un point des vulnérabilités spécifiques et partagées, et esquisser les grandes lignes d’une stratégie régionale d'adaptation.


Sommaire
Contexte et objectifs de l’étude
Rappels des paramètres climatiques pris en compte et tendances
Méthode et démarche de l’étude; les 12 secteurs passés au crible
Etat des lieux et appréciation de la vulnérabilité par secteur
Cadre national pour l’adaptation et actions d’adaptation à l’échelle nationale
Enjeux pour la stratégie régionale d’adaptation
Support documents

 
 
 
CONTEXTE ET OBJECTIFS DE L’ETUDE

La réalisation de l’étude Seychelles « vulnérabilité et adaptation aux effets du changement climatique » s’inscrit dans une démarche de réflexion stratégique à l’échelle des pays membres de la Commission de l’Océan Indien. La même étude a été conduite en parallèle dans chacun des pays membres, par un consultant national appuyé par un consultant international.

En amont, il y a tout d'abord eu un  important travail de bibliographie destiné à « benchmarquer »  l'étude et à comparer à ce qui a été entrepris ailleurs, dans des contextes similaires. Ce travail a donné lieu à une base de données, au cadrage méthodologique de l'étude, et aux points à traiter lors de la formation des consultants nationaux.  Il a permis également aux consultants d'établir un langage commun et de partager les principes méthodologiques de l'étude de vulnérabilité, ainsi que d’adapter la méthodologie aux spécificités de la commande COI, notamment en termes (i) de méthode d’appréciation qualitative de la vulnérabilité (ii) de démarche largement participative de réflexion et d’appropriation (iii) de stratégie à l’échelle régionale), le tout dans des délais très courts (4 mois).
 
Les travaux menés dans le cadre de cette étude permettent d’établir un état des lieux « à temps zéro » des données, connaissances, réflexions et actions en cours en matière d’atténuation/adaptation sur le territoire seychellois, et ce dans une vision globale du territoire et des enjeux de développement durable.

L’étude « Seychelles» a été conduite au travers des 3 temps forts suivants:
- Constitution d’un comité technique informel ;
- Collecte de données et analyses, rédaction du rapport de vulnérabilité nationale ;
- Restitution, validation et co construction des recommandations en atelier national.
 
Compte tenu des délais, l’étude se base sur les données disponibles et accessibles. Aucune donnée n'est produite au cas où l’information recherchée ne serait pas disponible ou exploitable comme telle.

Dans le pays, l’appropriation des réflexions par les personnes ressources, et le partage de ces réflexions avec les principaux acteurs et décideurs techniques concernés, s’est fait grâce à un comité technique informel.

La participation à ce comité a été proposée a minima à l’Officier Permanent de Liaison de la COI, au responsable de la météorologie, au représentant de la direction du Ministère de l’environnement, et autres ministères concernés, ainsi qu’à des représentants des services de l’état dans les territoires (autres iles, autres régions), ayant été impliqués dans l’élaboration du PANA (si existant) ou des communications nationales.

L’idée de la constitution du comité tient à la fois de la volonté de s’appuyer sur les ressources nationales disposant de l’expertise pour faciliter la collecte d’information mais également de pré-valider de façon informelle les éléments de réflexion qui viennent alimenter l’atelier national.

L’atelier national de présentation de l’état des lieux de la vulnérabilité s’est tenu à Victoria le 1er février 2011, à la « Seychelles Fishing Authority(SFA) ».

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RAPPELS

Les Seychelles ont un climat tropical, influencé par les vents de mousson, les courants océaniques et des variations de la température de surface de la mer. Les Seychelles sont situées dans la Zone de Convergence Inter Tropicale, avec des processus très complexes et hautement interactifs contrôlant le système climatique local, et rendant les conditions météorologiques difficiles à prévoir. En règle générale, le climat de l'archipel des Seychelles est fortement influencé par l'océan, principalement par:
- Les variations du vent de mousson;
- Les variations de la position et l'intensité de l'anticyclone du Sud de l'océan Indien tropical ;
- Les migrations saisonnières et les changements de l'intensité du creux des complexes inter-tropicaux ;
- Les courants océaniques et des modèles de température de surface dans la zone équatoriale de l'océan Indien ;

On distingue deux tendances saisonnières dominées par le régime des vents :
- Les vents du Sud-est (SE) induisent la mousson de Mai à Septembre, et
- Le vent de Nord-Ouest (NO) provoque la mousson de Novembre à Mars.

La caractéristique de la mousson SE est qu'elle est généralement venteuse, froide et plus sèche, que la mousson NO.


Les paramètres climatiques pris en compte et les tendances (scenarii du GIEC déclinés sur l’Océan Indien


Acidification des océans

Pas de données disponibles actuellement


Elévation de la température de l’air

Les projections du GIEC (scénario A1B) pour le bassin Océan indien montrent que la zone des Comores devrait connaître en 2100 une augmentation de +1,4°C à +3,7°C.
Les températures varient entre 24°C et 32°C toute l'année. Le réchauffement dans la région des Seychelles, pour la période 1972-1997, est estimé à 0.25°C. La tendance au réchauffement positif se produit pendant la mousson du nord-ouest (décembre à février). De plus, le nombre de nuits froides a diminué de 0,14 nuits par an.

Evolution du régime des précipitations

Selon ce même modèle GIEC (scénario A1B), les précipitations annuelles varieront entre -2 % et +20 %. Les précipitations ont augmenté uniformément sur l’ensemble du territoire de Mahé durant la période 1972-2006 (augmentation de 13,7 mm par an), sauf pour Bel Ombre et Anse Boileau où de légères diminutions ont été enregistrées pendant la saison du NO. Sur la base de scénarios climatiques construits pour les îles de Mahé et Aldabra, il est conclu qu’à l'avenir la saison des pluies aux Seychelles sera plus humide, alors que la saison sèche sera plus sèche et peut-être plus longue.

Elévation du niveau de la mer (érosion et submersion)

La hausse globale du niveau moyen de la mer (1961-2003) est de 1,8 ± 0,5 mm / an. Au cours de la période 2002-2006, il y a eu 5 cas où l’écart du niveau de la mer a été supérieur à +10 cm. Ces incidents, combinés avec des tempêtes extrêmes, ont causé d'importants dégâts sur le littoral en particulier pour les routes et autres infrastructures côtières.

Extrêmes climatiques (cyclones et tempêtes, glissement de terrain)

Bien que les Seychelles soient traditionnellement considérées comme étant en dehors de la zone des cyclones, elles sont affectées par les précipitations extrêmes et les vagues qui se forment dans les cyclones tropicaux de l'Océan Indien. Si les cyclones augmentent en fréquence dans la zone, leurs effets augmenteront sur les Seychelles.
Ces 13 dernières années, il y a eu une augmentation de la fréquence des sécheresses extrêmes.
Les glissements de terrain représentent un risque élevé (en relation avec une augmentation des précipitations) puisque peu de terrassement n’est effectué pour la construction.
Les fluctuations du phénomène El Niño influent directement sur les températures de surface des eaux de l’Océan Indien. En 1998, lors d’un phénomène El Niño majeur, les températures des eaux de surface se sont maintenues au-dessus de 30°C pendant plusieurs semaines sur l’ensemble de l’Océan Indien. L’impact du changement climatique sur l’occurrence du phénomène El Niño est à ce jour incertain, mais il risque d’accentuer considérablement son ampleur et ses impacts dans les années à venir.

Modification des cycles fondamentaux de l’environnement (cycle de saisons, courants, flux et cycles environnementaux


Les périodes de transition entre les deux saisons de mousson semblent être prolongées. Il est communément accepté par la population locale que le calendrier des moussons est modifié (pas encore prouvé scientifiquement).

Perturbation des conditions de vents

Pas de données disponibles actuellement


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METHODE ET DEMARCHE DE L’ETUDE

Dans le cadre de leur démarche visant à adopter une méthodologique commune pour les 5 pays qui faisait l’objet de la présente étude (voir rapport de phase 1), Asconit-Pareto a retenu 12 secteurs socio-économiques pertinents pour ces états insulaires:
Agriculture, sécurité alimentaire, exploitation forestière
Energie (production, transfert et distribution)
Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE)
Identité culturelle et éducation
Industrie, commerces et services
Pêche
Planification spatiale
Préservation de l’environnement et des milieux
Santé publique
Sécurité et souveraineté
Tourisme
Transports

Chacun de ces secteurs a été découpé en sous-secteurs selon les enjeux spécifiques

L’appréciation de la vulnérabilité se traduit par 3 valeurs possibles :
- Vulnérabilité FAIBLE : le système est faiblement ou pas affecté.
- Vulnérabilité MOYENNE : le fonctionnement du système est affecté mais perdure (ajustement ou adaptation).
- Vulnérabilité FORTE : le système est mis en danger (fonctionnement ou système).



ETAT DES LIEUX ET APPRECIATION DE LA VULNERABILITE PAR SECTEUR


Agriculture, sécurité alimentaire, exploitation forestière

Vulnérabilité forte
Le maraichage, qui assure 80% de la demande locale, est un mode de culture très sensible aux aléas climatiques (sécheresses, inondations : 70% des terres arables sont sur le plateau côtier, salinisations des sols…). De plus, il existe peu de solution de stockage pour valoriser les productions locales. Comme pour les Comores, les Seychelles sont dépendantes de l’importation du riz. Pour faire face, le gouvernement seychellois à mis-en-place une stratégie de sécurité alimentaire et appui l’instauration d’un régime d’assurance pour renforcer les productions locales.

Energie (production, transfert et distribution

Vulnérabilité moyenne
Les Seychelles sont entièrement dépendantes des combustibles fossiles comme ressource énergétique pour la production d’électricité et les transports. La majorité des infrastructures servant au stockage du pétrole et à la production d’électricité se trouvent en zone côtière à faible altitude et sont donc vulnérables à la montée du niveau de la mer et à d’éventuelles inondations.
En 2009, les Seychelles ont décidé l’élaboration d’une seconde politique énergétique nationale (National Energy Policy) avec pour objectifs :
- de Réduire leur dépendance vis-à-vis des énergies fossiles.
- de Développer les énergies renouvelables, par des mesures incitatives comme par exemple l’exonération des taxes sur les installations solaires.
- de Favoriser les économies d’énergies : nombreuses campagnes de sensibilisation auprès du grand public ont été menées.
Enfin, un projet de mise en place d’un parc éolien à proximité de Port Victoria est en cours.

Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE)

Vulnérabilité forte
Avec la modification des saisons et une sécheresse prolongée, il est devenu difficile de prévoir la disponibilité d’eau. De ce fait les Seychelles deviennent très dépendantes du stockage de l’eau ou de ressources alternatives (par dessalement par exemple) puisque les ressources en eaux souterraines sont limitées (sol granitique). De plus, l’économie touristique étant très consommatrice d’eau, le risque de pénuries est inévitable. Pour anticiper ces risques, les Seychelles élaborent actuellement un Plan de développement de l’approvisionnement en eau.

Identité culturelle et éducation

Vulnérabilité faible
Une collaboration entre ONG, universités, association de professionnels et le Ministère seychellois de l’Environnement a permis la mise à niveau d’outils pédagogiques qui aideront à la prise de conscience du changement climatique et des besoins d’adaptation. Cette campagne a donné lieu à la production de brochures, posters, affiches sur les bus et des ateliers de travail ont été organisés. Aujourd’hui il existe une véritable culture de l’environnement qui s’explique par l’intégration des sujets de sensibilisation dans le cursus scolaire mais aussi par la prise de conscience des enjeux économique du changement climatique : tourisme et pêche. Enfin, il existe une volonté de faire le lien entre le changement climatique et les activités créoles traditionnelles : jardinage, consommation de produits locaux, récolte d’eau de pluie.

Industrie, commerces et services

Ce Secteur n’a pas fait l’objet d’une analyse à cause d’un manque de données disponibles.

Pêche

Vulnérabilité forte.
La pêche aux Seychelles représente le deuxième pilier de l'économie. Le secteur a connu une forte croissance avec le développement de la pêche au thon industrielle, dans les années 1980. En parallèle, la pêche artisanale, pratiquée exclusivement par les Seychellois, est une activité très importante puisque les Seychellois sont d’importants consommateurs des produits de la mer. Les effets du changement climatique affecteront donc l’économie et les populations directement.
Parmi les impacts les plus significatifs sur le secteur de la pêche, il y a :
-La dégradation des mangroves et d'autres aires de reproduction, dégradation des récifs coralliens du fait de la perte de complexité structurelle et de la lente reprise qui affectent la biomasse des poissons.
-L’élévation des températures, du niveau de la mer et l'intensité/proximité de l‘upwelling qui affectent les espèces migratrices comme le thon et la distribution des espèces en général.
-Les changements dans la composition chimique des océans (acidification) et la modification des courants océaniques (transport des larves affectées) et pollution.
Pour palier à ces changements, les pêcheurs ont augmenté les distances de pêche. Parmi les mesures d’adaptation envisagée, l’option de la mariculture est en discussion, mais son développement nécessite une forte mobilisation financière. Il est également prévu que les seychellois soient invités à changer leurs habitudes alimentaires vers d’autres espèces de poissons que celles communément consommées.

Planification spatiale

Vulnérabilité moyenne
Aménagement, infrastructures, gestion du risque.
Aux Seychelles, plus de 90% de la population et des infrastructures sont concentrées au niveau des principales îles granitiques, sur une étroite bande de littoral (à peine 2 km de largeur vers l’intérieur des terres). Tous ces aménagements et habitations sont par conséquent exposés à l'élévation du niveau de la mer, à l’érosion des côtes et aux inondations. Certaines populations côtières ont déjà été déplacées. De plus, l’infrastructure côtière ne respecte pas les normes anticycloniques.
Conscientes de cette forte exposition, les autorités Seychelloise en charge de la planification, révisent le « Town and Country Planning Act » pour intégrer les risques liés au changement climatique. L’aspect gestion des risques naturels est également pris en compte par chaque district qui possède un plan d’évacuation et une brigade de volontaires pour intervenir en cas de catastrophe. Enfin, dans le cadre du programme « Sustainability for Seychelles », des actions de sensibilisation sont mises en œuvre concernant l’exposition des habitations au CC.

Préservation de l’environnement et des milieux

Vulnérabilité moyenne
L’activité touristique, qui est le premier pilier de l’économie des Seychelles, constitue une pression anthropique forte sur l’environnement notamment pour les récifs coralliens. En effet, les Seychelles sont considérées comme un « hotspot de la biodiversité » (récifs coralliens, tortues, baleines et autres espèces endémiques). De ce fait, l’impératif d’adaptation vaut aussi bien pour les populations humaines que pour les écosystèmes : blanchissement des coraux et la dégradation des récifs coralliens impactant les ressources alimentaires des populations côtières qui vivent de pêche traditionnelle.
C’est pourquoi, pour prévenir des effets du changement climatique, les Seychelles mènent une politique d’adaptation par l’approche éco systémique : 47% du territoire est classé en réserve.

Santé publique

Vulnérabilité moyenne.
Les Seychelles affichent des indicateurs de santé en cohérence avec les objectifs du Millénaire (bons taux de vaccination, faible mortalité infantile, durée de vie supérieure à 70 ans…). Toutefois, avec le changement climatique, les îles risquent de devoir faire face à une recrudescence des maladies vectorielles comme le Chikungunya. La prévention de ce risque repose sur le maintien et le renforcement des actions en place : sensibilisation sur les symptômes, tenues et mise à jour du catalogue des moustiques aux Seychelles, contrôles sanitaires des passagers aux frontières du pays.

Sécurité et souveraineté

Ce secteur n'a pas été discuté lors de l'atelier national car cet aspect ne présenterait pas (selon les acteurs présents) un risque pour les Seychelles. En effet les Seychelles ne verraient pas réduire leur zone économique exclusive (ZEE) en raison de la réduction de la superficie des terres due à l'élévation du niveau des mers.

Tourisme

Vulnérabilité moyenne
Le voyage et le tourisme ont contribué à 56.3% du produit intérieur brut (PIB) des Seychelles en 2008. Ce secteur à donc une forte influence sur l’économie mais aussi sur l’environnement. En effet, toutes les formes de tourisme peuvent être considérées comme entretenant des liens étroits avec les écosystèmes, la gestion de l'eau, l'agriculture et les secteurs de la santé publique. L’érosion côtière, due à l'élévation du niveau de la mer, induira une réduction des sites touristiques praticables, ce qui pourra réduire l’attractivité touristique des Seychelles. En parallèle, l’attrait pour le tourisme aquatique constitue une menace pour les écosystèmes s’il n’est pas réglementé. Aujourd’hui la baisse de fréquentation se traduit par une augmentation des prix des activités touristiques (ex : le coût des longues excusions de pêche à fortement augmenté).

Transports

Vulnérabilité moyenne
Les infrastructures routières en bordure des côtes seychelloises sont directement affectées par la hausse du niveau de la mer et les changements de l’intensité des précipitations. Elles se dégradent donc très rapidement sur toute l’île principale. En plus de cette dégradation, s’ajoute l’augmentation du nombre de véhicules qui rend le réseau routier inadapté et peu fonctionnel.


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CADRE NATIONAL POUR L’ADAPTATION ET ACTIONS D’ADAPTATION A L’ECHELLE NATIONALE

La problématique du changement climatique est coordonnée au niveau national par le Comité National sur les Changements Climatique (NCCC), dont le secrétariat est basé au sein du Département de l'Environnement. Les membres du NCCC comprennent des représentants du gouvernement de divers secteurs ainsi que des représentants des ONG.

La division « Gestion des risques et des catastrophes naturelles » du Ministère de l’Environnement (DRDM) est responsable de la mise en place dispositif d’alerte et d'évacuation nationale et des plans d'intervention d'urgence et de la coordination des campagnes nationales de sensibilisation pour promouvoir la réduction des risques à tous les niveaux de la société. La DRDM a initialement été mise en place pour aider le pays à améliorer sa préparation aux catastrophes naturelles, mais son mandat s'est élargi pour inclure tous les aspects de la gestion/réduction des risques, y compris l'adaptation au changement climatique.

Chacun des 25 districts administratifs des Seychelles est responsable du plan d'urgence de district et du système d'alerte en cas de catastrophe naturelle ou humaine. Il est prévu que ces plans d'urgence soient mis à jour annuellement.

En général, l’action et la politique environnementale nationale sont guidées par le Plan de Gestion Environnemental des Seychelles 2000-2010 (Environmental Management Plan of Seychelles (ou EMPS). Le plan actuel (2011-2020) comprend l'atténuation et l’adaptation aux changements climatiques comme l'une des 12 domaines thématiques clés et en tant que thème transversal pour tous les domaines thématiques, reflétant ainsi une plus grande reconnaissance par le Gouvernement de la nécessité d'intégrer l'atténuation et l’adaptation au changement climatique dans toutes les activités environnementales, sociales et économiques des Seychelles.

En 2009, le NCCC a élaboré une stratégie nationale des changements climatiques, en concertation avec toutes les parties prenantes. Ce document met l’accent sur l'intégration de l'adaptation au changement climatique, la nécessité de trouver des moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et l'amélioration des capacités pour surveiller le changement climatique aux Seychelles. La stratégie a été approuvée par l'Assemblée nationale (le Parlement) et représente donc le document politique le plus abouti et le plus pertinent en matière d’adaptation au changement climatique aux Seychelles.


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ENJEUX POUR LA STRATEGIE REGIONALE D’ADAPTATION

Enjeux et Défis pour le pays

Les secteurs prioritaires, qui ressortent avec la plus forte vulnérabilité et donc à fort enjeux pour l’adaptation, sont les secteurs qui reposent sur la disponibilité et la qualité des ressources naturelles :
- la gestion des ressources en eau,
- la sécurité alimentaire et l’agriculture,
- la pêche, et dans une moindre mesure,
- l’environnement car les Seychelles ont déjà pris la mesure de l’importance de l’environnement dans les enjeux économiques principaux comme la pêche et le tourisme.

Viennent ensuite les secteurs qui organisent les activités humaines sur le territoire :
- aménagement du territoire, planification spatiale et infrastructures,
- énergies,
- transports et déplacements.

Pour ces secteurs, les enjeux relèvent des stratégies nationales en termes de planification et orientations foncières pour les côtes, de stratégies énergiques (production et consommation) et d’urbanisme pour les modes de déplacement et de consommation (incluant donc le transport des biens).

Priorités

Lors de l’atelier national, les professionnels seychellois ont donc pris en compte les risques et les impacts directs et indirects sur ces secteurs pour proposer des priorités nationales et régionales en matière de gestion des risques. Les propositions vont de la recherche pour réduire les populations de moustiques jusqu’à un niveau non menaçant, à l’amélioration de l’accès aux prêts pour des infrastructures pour l’agriculture et la mariculture afin de faciliter des alternatives à la pêche artisanale.

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Documents liés à cet article
text/plain icon Etude de vulnérabilité-adaptation au changement climatique des Seychelles (Oct. 2011)
text/plain icon Résumé exécutif de l'Etude de vulnérabilité-adaptation au changement climatique des Seychelles (Oct. 2011)
text/plain icon Executive Summary of the vulnerabilities and adaptation to climate change in Seychelles (Oct. 2011)
Source : COI-Acclimate | Asconit-Pareto
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