Denis Vasseur | Les actions de la COI contribuent à la gestion et au partage des connaissances

Vous participez à cet évènement en tant que Chargé du Projet COI / Acclimate auprès du Fonds Français pour l'Environnement Mondial (FFEM). Quel est l’intérêt principal de ce genre de conférence ?
C’est d’échanger sur des méthodes, des approches, des stratégies, des compétences et des savoir-faire entre organisations régionales, en l’occurrence ici entre la Commission de l'Océan Indien (COI) et la Western Indian Ocean Marine Science Association (WIOMSA).
A partir des réflexions dégagées au cours de cette réunion, la COI vous paraît-elle être un espace pertinent pour l’action ou faut-il travailler sur des champs de coopération plus larges ?
C’est tout l’enjeu de la réflexion menée actuellement par le projet Acclimate pour définir une stratégie régionale d’adaptation au changement climatique. Il s’agit d’identifier des sujets où la COI a une pertinence en tant qu’organisation régionale, regroupant des pays avec des niveaux de développement et des caractéristiques géo-climatiques assez différents, mais qui ont en commun leur insularité.
Le changement climatique n’est-il pas un alibi utilisé par les pays pour masquer d’autres aspects plus anthropiques ?
La question du changement climatique est devenue un enjeu, en particulier financier, au niveau des négociations internationales. Cela peut intervenir dans la réflexion. Le changement climatique est un facteur aggravant pour un certain nombre de problèmes de développement, mais il est important d’avoir une vision globale, en s’attachant à examiner sous un angle général les enjeux de politique publique. Prenons par exemple les questions d’inondations ; elles ne sont pas seulement liées au changement climatique, mais aussi à l'imperméabilisation des sols liée au développement des villes…
On a beaucoup parlé lors de cette conférence de la nécessité de développer une gestion de la connaissance plus orientée vers l’usage final qu’on veut en faire. Quel rôle pourrait jouer la COI dans ce développement ?
C’est à identifier plus précisément, mais elle pourrait jouer le rôle de passeur d’informations. La COI a sa pertinence pour mutualiser les informations météorologiques et climatiques, produites à l’échelle internationale et nationale, les digérer, les rendre accessibles et utiles pour les utilisateurs finaux et les redistribuer dans les différents pays. C’est tout l’enjeu de la mise en réseau et de l’apprentissage des échanges, pour que chaque pays puisse utiliser les savoir-faire et les expériences des autres pays, afin d’organiser sa propre interface en fonction de ses besoins spécifiques.
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La conférence WIOMSA du 21-23 mars 2011 a eu pour thème « Les impacts du Changement Climatique, l’Adaptation et l'Atténuation dans la région de l'Océan Indien Occidental (WIO): Solutions à la crise ».
Une initiative du WIOMSA, elle a été coorganisée par le Secrétariat de la Convention de Nairobi, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, l'Institut de Maurice pour l'Océanographie, et la Commission de l'Océan Indien (projet Acclimate).
Lire le compte rendu d'Acclimate sur la Conférence
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