Contexte
Les impacts du changement climatique
Les inégalités face au changement climatique
La vulnérabilité particulière des îles de la COI
Le changement climatique en cours est incontestable. A l’origine des perturbations du système climatique, et notamment du réchauffement global constaté à la surface de la terre (+ 0,76°C depuis 1860 et + 0,2°C depuis 1990.), il y a les émissions de gaz à effet de serre(GES) dues aux activités humaines (déforestation, utilisation croissante des énergies fossiles).
Selon les projections du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), d'ici 2100, la température moyenne de l'air pourrait augmenter de 1,1°C à 6,4°C, par rapport aux valeurs de 1990. Et ce réchauffement risque de se poursuivre longtemps, du fait de la durée de vie des gaz à effet de serre dans l’atmosphère (de 100 ans pour le CO2 à des milliers d’années pour les gaz fluorés) et de l’inertie du cycle de l’eau.
Les impacts du changement climatique
Le changement climatique va entrainer une augmentation continue du niveau de la mer (+1 à 2 m d’ici 2100, selon les dernières prévisions), une aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes (tempêtes, inondations, sécheresses…), et il aura des impacts importants sur de nombreux secteurs, notamment :
- Les ressources en eau
- L'agriculture
- Les écosystèmes
- Les zones côtières et marines
- La santé
- Les infrastructures
Qu’ils soient directs ou indirects, ces impacts risquent également d’accentuer les migrations, l’insécurité alimentaire et les conflits liés à l’eau et à l’usage des terres fertiles.
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Inégalités face au changement climatique
Le changement climatique creuse les inégalités et aggrave les difficultés pour les pays en développement, certaines régions (côtières et montagneuses, plaines inondables) et certaines franges de la population (personnes âgées, handicapés, ménages à faible revenu, femmes, petits agriculteurs, pêcheurs…).
Les pays en développement - a fortiori les Petits Etats insulaires en développement -, subiront de plein fouet les effets négatifs du changement climatique. L'élévation des températures et du niveau de la mer, la modification du régime des précipitations, et l’augmentation de la fréquence et de l'intensité des épisodes météorologiques extrêmes risquent de les empêcher de répondre à des besoins de développement de base, tels que l'accès à l'eau potable, la sécurité alimentaire, l'irrigation et la santé, tout en affectant des écosystèmes, dont dépendent des secteurs clefs de leurs économie (pêche, tourisme, agriculture).
Par ailleurs, leurs capacités financières, institutionnelles et technologiques très limitées ne leur permettront pas de s’adapter à l’évolution de la situation, en l’absence d’une aide conséquente de la communauté internationale.
Les populations les plus pauvres sont les plus vulnérables au changement climatique. Elles vivent souvent dans des zones à risques, sujettes aux inondations, aux glissements de terrains. Elles dépendent très fortement des ressources naturelles et sont donc plus sensibles à leur diminution. Elles sont aussi celles qui ont le moins de moyens pour faire face aux dommages occasionnés.
Les femmes supportent un fardeau beaucoup plus lourd face au changement climatique.
Elles représentent la majorité des 1,5 milliards de personnes qui vivent avec moins de 1 dollar par jour et la plus grande partie de la main d'œuvre agricole. Elles sont souvent en charge de la nourriture, de l’eau, ainsi que de l’éducation des enfants. Moins mobiles, moins autonomes, plus vulnérables, elles sont confrontées à des défis supplémentaires à mesure que le climat change.
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La vulnérabilité particulière des îles de la COI
Du fait de leur caractère insulaire, l’Union des Comores, Madagascar, Maurice, la France/Réunion et les Seychelles partagent tous, à des degrés divers compte tenu de leur hétérogénéité, une vulnérabilité particulière aux impacts du changement climatique.
Cette vulnérabilité est due à des raisons aussi bien physiques (forte exposition aux catastrophes naturelles, écosystèmes fragiles, espaces restreints…), que politiques et socioéconomiques (concentration de la production économique, de la population et des infrastructures sur le littoral, économies peu diversifiées, urbanisation rapide, faiblesse des capacités institutionnelles, économiques, scientifiques et technologiques, forte dépendance des populations aux ressources naturelles…)
Les spécialistes considèrent ainsi que les populations des îles de la COI vont être confrontées dans un plus ou moins proche avenir à des phénomènes extrêmes plus intenses (cyclones, inondations, sécheresses…), à une salinisation des terres et des réserves d’eau douce, déjà limitées, à une propagation plus rapide des maladies infectieuses (paludisme, chikungunya, dengue…), à une érosion accélérée des côtes, au blanchissement des coraux. Chacune de ces conséquences risque d’avoir des répercussions importantes sur des secteurs économiques clefs comme l’agriculture, la pêche, le tourisme. Et leur impact sur la biodiversité, déjà mise à mal par d’autres pressions d’origine anthropique comme la pollution, la destruction des habitats et la surexploitation des ressources naturelles, pourrait être considérable.
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