Le Président des Seychelles appelle les peuples à faire pression sur leurs dirigeants

Beaucoup de mots et d'encre, mais trop peu d'actions réelles pour lutter contre le changement climatique qui menace l'humanité et l'équilibre environnemental de notre planète. C'est en résumé ce qui ressort de l'allocution du Président des Seychelles, James MICHEL, qui a porté haut et fort la voix des Petits Etats Insulaires lors du Sommet sur le Développement Durable 2012 à Delhi, en présence du Premier ministre Indien, le Dr Manmohan SINGH. Durant sa visite dans la Grande Péninsule, le Président était accompagné (entre autres) de Jean-Paul ADAM, Ministre des Affaires étrangères et Président de la Commission de l'Océan Indien (COI).
"Notre attention ne devrait pas seulement être portée sur les mots, mais plutôt sur les actions. 20 ans se sont écoulés depuis le Sommet de Rio ; pendant tout ce temps, nous avons fait de nombreuses déclarations. Nous avons parlé d'agriculture durable, de tourisme durable, de finance durable, etc., mais 20 ans après nous nous retrouvons avec de nombreux engagements non-respectés et des accords non-contraignants pour les accompagner.. Nous avons vu les réunions du G7, du G20, du G77, mais qu'en est-il du G193 ? ... où toutes les nations du monde se retrouvent et où sont pris en compte nos préoccupations ? ... Les peuples doivent faire pression sur leurs gouvernements pour qu'ils fassent quelque chose contre le changement climatique et que l'on parvienne à un accord légalement contraignant".
Concernant l'environnement planétaire, le président a également déclaré que les 193 nations du monde devraient toutes avoir voix au chapître, dans un monde devenu un "village mondial" où toutes partagent les mêmes préoccupations quant à l'avenir de la planète. Il a parlé du combat des petits Etats insulaires, tels que les Seychelles, qui font face à la montée du niveau de la mer, aux sécheresses, au blanchiment des coraux, à l'érosion.
"C'est une question de survie pour nous... a poursuivi James MICHEL. Le manque d'actions au cours des 20 dernières années signifie que l'appel à l'aide des plus vulnérables n'a pas été entendu... Nous avons besoin d'un accord juridiquement contraignant pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. L'heure est venue pour tous de développer la volonté politique, une volonté politique forte, pour que l'humanité puisse rechercher sérieusement des solutions et sauver notre seule maison, notre planète... Nous devons y parvenir au plus vite car le temps est compté."
D'autre part, le Président a parlé de la nécessité pour les dirigeants de prendre des risques politiques afin d'introduire des plans énergétiques durables, soulignant que les bénéfices à long terme pour l'humanité devaient l'emporter sur le risque d'impopularité que pourraient entrainer à cout terme ce type de décisions.
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